Le moral n'est plus là. Á croire que les bons jours deviennent dangereusement éphémères... Dans la vie, je pense qu'il faut s'accrocher car sans cela tu coules brutalement. Je suis en chute libre. C'est le tournant au virage que je n'ai pas vu, J'ai fermer les yeux au moment propice. J'en subis maintenant, les lourdes conséquences. Ça fait mal, un mal inimaginable. Te laissant au travers de la gorge un goût amer, un goût d'inachevé. Je me sens mal, je me sens mal. L'amour est une belle connerie, ce quotidien devient drogue à un moment où un autre de vôtre vie, c'est bien beau, oui mais... Tu tombes, tu ne parviens plus à te relever. Seule, démunie, désemparée. Crever l'abcès, cet abcès qui me ronge. Je me sens lasse de chuter, de tomber de haut. Le bonheur, ce bonheur brut, natif me nargue au coin du tournant, et moi je suis seule sur ce banc. Je le vois ce bonheur que l'on affiche à tout va, mais je ne parviens pas à le touché. Il est inaccesible, complètement lointain. Le bonheur est tellement abstrait. Il frappe à ta porte, s'empare de toi, comme l'on s'empare d'un objet. Il te fais vivre, parfois survivre, il t'accompagne sur un étroit chemin où il y a de nombreux obstacles à franchir... Mais parfois, tu n'es pas de taille, alors tu te perds. Tu plonges dans ce tunnel. Au début tu t'obstinnes à croire qu'il n'a pas de fins, que tu ne va pas t'en sortir, mais tu aperçois alors cet éclat de lumière vive... Cette chose qui te ramène peu à peu à la vie. Tout les matins je me lève avec cette même lassitude qui me désempare. Mes yeux sont épuisés d'avoir fait perler autant de larmes sur mes joues froides. Tout défile trop vite. J'ai le vertige. Serait-il possible d'arrêter la terre juste un instant ? Tout laisser. M'enfuir loin. Prendre le premier train. Partir pour ne plus revenir. Seul vous pouvez me retenir. Tendez moi la main. Aidez moi à me relever. Dite moi qu'ensemble on sera heureux, qu'on sera plus fort. Dite moi que la douleur s'atténuera. Si vous me laissez crouler, aurais-je la force de me battre seule ? Je suis fatiguée d'essayer de cacher mon malêtre. Je détourne le regard mais je me replis sur moi même un peu plus chaques jours.