J'ai erré seule cette nuit là,cette nuit douce au regard mais déchirante par ta faute. Tes mots que j'ai attendu toute la nuit, l'espoir qui m'a possédé ce soir là. Je voulais juste relire ces mots, ceux qui me procuraient des milliers de frissons dans le dos. Mais tu as fais saigner mon coeur, une fois de plus. Je me suis alors réfugiée dans ce petit coin , pour m'isoler,
pour me laisser aller aux rêves éveillés. Je me suis vite aperçue, sans être étonnée, que rêver sans toi n'avait pas vraiment d'intêréts.ces souvenirs volés, ce vide qui s'est installé... Cette soirée n'a été hanté que par le souvenir de ton regard, ce qui m'a cloué dans le noir. J'ai eu la sensation que la lune écrasait, piétinait, broyait mon coeur. Je me suis endormie, épuisée d'avoir tro
pleuré. Au levé du jour le mal était fait, mon coeur était écorché, noyé dans les larmes de sang qui n'avaient cessé de couler.
Il y a de ces instants recherchés, voulus, choisis, qui finissent pourtant par vous détruire. De ces jours de pluie dans le coeur où aucune lueur ne vient. D'une minute à l'autre, le désespoir en fond d'écran, la fin d'une joie bien trop grande pour durer. J'y ai cru, je n'aurais pas dû, une fois de plus. Que faire quand notre sourire n'éclaire plus nos rêves ?
Je sens encore la douleur s'écraser en silence contre les cordes de ma voix. Elle est là, derrière les parois de ma bouche. Elle ne fait aucun bruit, elle est douce et meurtrière. Prisonnière, enfermée derrière ma muraille dentaire. Je la plaque avec ma langue, l'écrase, la pétrit, la noie dans ma salive. Mordre son "dou", lui arracher son "leur". La détruire, en finir. Je l'avale de travers et elle sombre à jamais dans les profondeurs de mon corps. Meurs, douleur.
J'étais faible. J'marchais en titubant, ne sachant pas vraiment où aller, baissant la tête puis la remontant, ne sachant pas ce que je devais en faire. J'riais aux éclats, parfois. J'restais silencieuse en les écoutant, parfois. Je ne faisais que sourire. Je jouais ma surexitée.
Je survivais en quelque sorte. J'étais perdu. Je ne savais pas s'il fallait rire ou pleurer. J'voulais tout arrêter parfois, tout foutre en l'aire et leur dire Merde. Mais j'voulais aussi leur prouver que j'pouvais y arriver et que j'y arriverais.
Et puis je me retourna et les vit s'embrasser. Mon coeur explosa de rage.
Je survit depuis ce jour-là. Je ne trouve aucune réponse à la question si simple du "comment ça va". Je ne sais pas si je vais bien, ni mal. J'croyais que cette image d'eux m'achéverait. Apparemment non.
Aimer - Pardonner - Savourer - Oublier - Compenser - S'amuser - Recommencer -
ENCORE ? - Aboutir - Eclaircir - S'endurcir - Se souvenir - PLUS FORT ? -
Rigoler - Réaliser - Revenir - TOUJOURS ? - S'intégrer - S'évader -
S'effacer - JAMAIS ! - Croire - Penser - Idéaliser -
S T OP.
{"Au bout du téléphone, il y a votre voix
Et il y a des mots que je ne dirai pas
Tous ces mots qui font peur quand ils ne font pas rire
Qui sont dans trop de films, de chansons et de livres
Je voudrais vous les dire
Et je voudrais les vivre
Je ne le ferai pas,
Je veux, je ne peux pas
Je suis seule à crever, et je sais où vous êtes
J'arrive, attendez-moi, nous allons nous connaître
Préparez votre temps, pour vous j'ai tout le mien
Je voudrais arriver, je reste, je me déteste
Je n'arriverai pas,
Je veux, je ne peux pas
Je devrais vous parler,
Je devrais arriver
Ou je devrais dormir
J'ai peur que tu sois sourd
J'ai peur que tu sois lâche
J'ai peur d'être indiscrète
Je ne peux pas vous dire que je t'aime peut-être
{chanté:}
Mais si tu crois un jour que tu m'aimes
Ne crois pas que tes souvenirs me gênent
Et cours, cours jusqu'à perdre haleine
Viens me retrouver
Si tu crois un jour que tu m'aimes
Et si ce jour-là tu as de la peine
A trouver où tous ces chemins te mènent
Viens me retrouver
Si le dégoût de la vie vient en toi
Si la paresse de la vie
S'installe en toi
Pense à moi
Pense à moi
Mais si tu crois un jour que tu m'aimes
Ne le considère pas comme un problème
Et cours et cours jusqu'à perdre haleine
Viens me retrouver
Si tu crois un jour que tu m'aimes
N'attends pas un jour, pas une semaine
Car tu ne sais pas où la vie t'emmène
Viens me retrouver
Si le dégoût de la vie vient en toi
Si la paresse de la vie
S'installe en toi
Pense à moi
Pense à moi"}
Je vais bien, ne t'en fais pas